Je suis un scientifique et fier de l'être. Malheureusement, encore aujourd'hui plusieurs personnes épousent des conceptions erronées de la méthode scientifique. Et que dire de la popularité des pseudosciences et des mentalités nouvel âge (énergie, cristaux...)!
C'est donc avec un plaisir avide que j'ai lu cet article de B.K. Jennings, physicien au TRIUMF (laboratoire canadien de physique subatomique): On the Nature of Science. Je suis de l'avis que c'est ce genre de choses que l'on devrait enseigner aux enfants dans les cours de sciences. Il me semble que l'on pourrait ajouter ceci au curriculum du cours de Sciences physiques de 2e secondaire.
D'ailleurs, j'ai découvert un autre domaine de la physique qui m'intéresse énormément: la pédagogie des sciences! Je veux dire par là, la façon dont on enseigne la physique et les sciences en général. Ça touche aussi à l'élaboration des programmes enseignés dans les institutions scolaires. Je trouve cela tout à fait fascinant et je crois sincèrement qu'on a besoin de mettre du temps et de l'effort là-dedans! Dernièrement, je lisais un article qui examinait le raisonnement d'étudiants de première année universitaire dans un cours d'introduction à la physique. Je crois avoir reconnu certains de mes amis dans la façon dont les étudiants abordaient les problèmes!
~Marc
7/29/2006
7/27/2006
Uh-oh...
J'ai écrit à l'Université de Montréal pour avoir des informations sur le programme de maîtrise en physique médicale puisque, après tout, septembre 2007 arrive à grands pas! J'ai été un peu inquiété d'apprendre qu'ils reçoivent entre 15 et 20 demandes d'admission par année, mais qu'ils en acceptent que 4 ou 5.
Uh-oh...
C'est vraiment pas beaucoup, ça. On m'a dit que la décision est basée sur le dossier scolaire, l'expérience de recherche et une entrevue. Bref, l'affaire n'est pas autant dans le sac que je le croyais.
C'est ainsi qu'il faut sérieusement que je pense à un second et même un troisième choix pour ma maîtrise. Auparavant, je voulais faire ma maîtrise en physique des particules à Montréal. Je ne suis plus certain si ce domaine m'intéresse autant.
Or, je voudrais vraiment aller à Montréal. J'aime la ville, l'université me paraît très bien, je pourrais faire du karaté avec Sensei Katsumata... Mais ces temps-ci, je suis plus intéressé par la physique médicale.
L'Université Laval offre un programme de maîtrise en physique médicale, donc ça serait une option. Québec, c'est une superbe ville. Mais je n'ai pas vraiment le goût de m'entraîner avec Dany Martel... Je pourrais me trouver un autre club. Peut-être un style différent.
Puis, l'Université Carleton, à Ottawa, offre également un programme de maîtrise en physique médicale. L'avantage de cette option, c'est que c'est en Outaouais. Probablement que je resterais avec ma mère et mon frère. Après tout, ça serait un peu idiot de déménager en appart et de dépenser de l'argent pour mon logement quand j'ai un toit gratuit disponible. Je pourrais rester à mon cher dojo. Mais l'université est anglophone.
Finalement, je pourrais *grande inspiration* mettre la physique de côté et faire un baccalauréat en linguistique à l'Université d'Ottawa! C'est une option que je considère souvent... mais je ne sais pas trop... Si je décide de retourner à la physique plus tard, ça risque d'être difficile de me remettre dedans et de faire une maîtrise. Je devrais peut-être me débarrasser de la physique tout de suite. Je veux dire, je devrais peut-être faire ma maîtrise et mon doctorat tout de suite après mon bacc et seulement ensuite aller en linguistique si je veux... mais ça m'étonnerait qu'après un bacc, une maîtrise et un doc, je veuille encore rester à l'université. Je risque d'en avoir plein mon casque d'étudier!
Oh là là! Décision, décision...
~Marc
Uh-oh...
C'est vraiment pas beaucoup, ça. On m'a dit que la décision est basée sur le dossier scolaire, l'expérience de recherche et une entrevue. Bref, l'affaire n'est pas autant dans le sac que je le croyais.
C'est ainsi qu'il faut sérieusement que je pense à un second et même un troisième choix pour ma maîtrise. Auparavant, je voulais faire ma maîtrise en physique des particules à Montréal. Je ne suis plus certain si ce domaine m'intéresse autant.
Or, je voudrais vraiment aller à Montréal. J'aime la ville, l'université me paraît très bien, je pourrais faire du karaté avec Sensei Katsumata... Mais ces temps-ci, je suis plus intéressé par la physique médicale.
L'Université Laval offre un programme de maîtrise en physique médicale, donc ça serait une option. Québec, c'est une superbe ville. Mais je n'ai pas vraiment le goût de m'entraîner avec Dany Martel... Je pourrais me trouver un autre club. Peut-être un style différent.
Puis, l'Université Carleton, à Ottawa, offre également un programme de maîtrise en physique médicale. L'avantage de cette option, c'est que c'est en Outaouais. Probablement que je resterais avec ma mère et mon frère. Après tout, ça serait un peu idiot de déménager en appart et de dépenser de l'argent pour mon logement quand j'ai un toit gratuit disponible. Je pourrais rester à mon cher dojo. Mais l'université est anglophone.
Finalement, je pourrais *grande inspiration* mettre la physique de côté et faire un baccalauréat en linguistique à l'Université d'Ottawa! C'est une option que je considère souvent... mais je ne sais pas trop... Si je décide de retourner à la physique plus tard, ça risque d'être difficile de me remettre dedans et de faire une maîtrise. Je devrais peut-être me débarrasser de la physique tout de suite. Je veux dire, je devrais peut-être faire ma maîtrise et mon doctorat tout de suite après mon bacc et seulement ensuite aller en linguistique si je veux... mais ça m'étonnerait qu'après un bacc, une maîtrise et un doc, je veuille encore rester à l'université. Je risque d'en avoir plein mon casque d'étudier!
Oh là là! Décision, décision...
~Marc
7/26/2006
Stigmates: chapitre 2
Caroline se réveilla en sursaut. Elle s'était endormie tout habillée sans même se réveiller une seule fois pendant la nuit. Elle se souvint tout à coup quel jour il était et pour un instant fut prise de panique. Elle regarda son radioréveil. Huit heures et demie du matin. Elle devait se rendre à sa nouvelle école pour s'inscrire aujourd'hui. En avant-midi? Non… Ce n’est qu’à quatorze heures. Caroline se calma. Elle avait encore plusieurs heures devant elle. Pourtant, elle décida que cela ne lui ferait pas de mal de se lever tout de suite. Elle pourrait peut-être en profiter pour regarder un film ou deux ; il y avait un club vidéo près de sa nouvelle demeure.
Mais avant tout, une bonne douche! Caroline détestait passer une seule journée sans se laver.
En sortant de la douche, elle aperçut son reflet dans le miroir. Une adolescente de seize ans au visage hâve la regardait. De grands yeux bleu clair, rivalisant même avec la pureté du ciel, dominaient sa figure. D'après sa grand-mère, elle possédait le plus magnifique des regards. Elle ferait rêvasser bien des garçons, disait-elle aussi. Caroline en doutait fortement. Ses lèvres étaient minces et pâles, rien à attirer les garçons. Son cou était bien trop long et son corps bien trop maigre pour que les garçons ne la remarquent... et c'était beaucoup mieux ainsi. Les garçons la mettaient mal à l'aise. Son regard descendit et se porta sur ses bras. Ses bras... Elle détourna les yeux. Ce n'était pas le temps d'y penser.
Elle sécha sa longue chevelure brune, se rhabilla et descendit à la cuisine. L'adolescente avait cru qu'elle trouverait sa mère à la salle à manger en train de lire les petites annonces dans les journaux, mais elle n'y était pas. Jessica avait laissé une note sur le réfrigérateur. Elle était partie à la bibliothèque.
Ainsi, sa mère s'était peut-être déniché un emploi. Lorsqu'ils vivaient dans leur ancienne ville, Jessica travaillait au restaurant de ses parents. Frères et sœurs y avaient tous aidé papa et maman. Après environ vingt-huit années de fidèle service au restaurant familial, c'était un repos bien mérité qu'elle prenait de cet environnement. Jessica s’était donc mise à la recherche d’un nouvel emploi plus reposant que le dernier.
Caroline se fit griller quelques rôties et mangea en vitesse. Elle ne savait pas quand sa mère serait de retour et elle voulait profiter du temps qu'elle avait pour elle-même. La jeune fille avait perdu l'envie de visionner des films, donc elle se retrouva devant l'écran de son ordinateur à naviguer dans Internet.
Quelques heures plus tard, elle entendait la porte s’ouvrir et sa mère l’appeler. Caroline descendit la rencontrer. Jessica radiait de joie. Son regard était, chose étonnante, adouci. Elle sourit à sa fille.
– Et alors, maman, qu’est-ce qu’il y a de si joyeux?
– Je suis allée à la bibliothèque il y a quelques jours et j’y suis retournée aujourd’hui. J’y ai eu un emploi! Ce n’est qu’une bibliothèque municipale, je sais, ce n'est pas comme môssieur Lapointe qui travaille à l’université, et franchement, qu'est-ce qu'elle a de si spécial cette université? Mais tout de même!
Un sourire se dessina sur les lèvres de Caroline. Elle aimait bien voir sa mère heureuse. Elle la félicita.
– Quand vas-tu travailler? demanda Caroline.
– Je commence dès cet après-midi. Alors, je vais aller te reconduire à l’école très bientôt si je veux y arriver à temps.
– Mais comment vais-je revenir?
– J’ai pensé que tu pourrais prendre l’autobus. Te familiariser avec la ligne que tu devras prendre cette année. Je vais te donner de l’argent pour un billet.
Bien que l’idée de passer plus de temps qu’elle ne le dût dans cette nouvelle école et de devoir prendre l’autobus seule lui déplaisait énormément, l’adolescente ne put qu’acquiescer. Elle faussa compagnie à sa mère et alla préparer les choses qu’il lui faudrait lors de son inscription.
Caroline était assise dans l'agora de l'école. Il lui restait encore une demi-heure à tuer avant de devoir se mettre en ligne pour s'inscrire. L'adolescente regardait autour d'elle. Il y avait une longue file de futurs étudiants avec leurs parents qui longeait le corridor menant à la cafétéria, où se tenait l’inscription. Certains étaient même accompagnés de leurs frères et sœurs et de leur grand-mère. C'était probablement des jeunes de la première secondaire. Caroline se demanda si certains apporteraient même leur chien ou leur chat. Un petit rire s'échappa de sa bouche. Deux adolescents qui passaient dans l'agora la regardèrent d'un air amusé et Caroline se sentit rougir. Elle détourna rapidement son regard et prétendit s’intéresser soudainement à observer ses pieds. La jeune fille se mordit la lèvre inférieure. Que penseraient-ils d'elle?
L'anxiété essayait de s'installer dans Caroline. Pas ici! cria-t-elle dans sa tête. Elle ferma les yeux et essaya de s'imaginer à l'ombre de son pommier, comme l’après-midi précédent. Elle avait découvert que simplement s'asseoir sous cet arbre et admirer la nature l'aidait à relaxer... mais ce n'était pas assez pour éviter de –
– Ça va?
Caroline ouvrit subitement les yeux.
– Mon Dieu, pardonne-moi de t'avoir fait si peur! dit un très beau garçon qui était penché devant elle. Bien trop près d'elle à son goût.
– J-J-J'étais en train de penser à… à l'inscription et toutes ces choses-là, débita-t-elle. Son cœur battait la chamade. Mais vas-tu t'éloigner!
– Oh! Je ne m'en ferais pas trop si j'étais toi. Ça n'a jamais tué... que deux personnes! lança-t-il en riant. Et il s'éloigna, allant rejoindre un groupe d'amis dans le coin opposé de l'agora.
Caroline le regarda avec d'énormes yeux, la bouche entrouverte. Puis, elle bondit sur ses deux pieds et accourut aux toilettes des filles. Elle ignora les drôles de regards que les gens lui jetèrent. Elle poussa la porte et s'immobilisa. Quelques jeunes filles se brossaient les cheveux devant les miroirs. Caroline s'enferma dans le premier cabinet. Elle s'assit sur la toilette, haletant. Un frisson lui parcourut le dos. Elle referma les yeux. Elle espérait que le garçon et ses amis ne seraient pas dans ses cours. Mais pourquoi lui avait-il fait si peur en premier lieu?
C’était simple : lorsque quelqu'un la surprenait alors qu'elle réfléchissait à son secret, une peur ridicule que cette personne puisse lire ses pensées l'envahissait, aussi fou que cela paraissait. Son secret. Son secret qu’elle gardait depuis ce qu’il lui semblait une éternité. Son secret que personne, personne au monde entier, ne devait connaître l'existence! Ce secret qui la mettait à part des gens normaux. Elle était différente des autres et elle le savait.
Caroline secoua la tête et prit de profondes inspirations. Elle ouvrit les yeux et put respirer un peu plus normalement. Son anxiété était passée mais la jeune fille demeura songeuse. Elle n'osait pas retourner à l'agora et affronter le garçon et ses amis. Ils riraient sûrement d'elle. Caroline ne croyait pas être capable de supporter pareille humiliation, pas ici, pas maintenant. Pourquoi sa famille avait-elle dû déménager? Mais aurait-il été mieux de rester dans leur ancienne ville? Caroline n'arrivait pas à répondre à ces questions. L’adolescente demeura longtemps immobile et méditative. Puis, elle jeta un coup d’œil à sa montre et décida qu'il était temps de se mettre en ligne.
Les gens en ligne étaient maintenant plus vieux. La plupart de ceux-ci semblaient de l'âge de Caroline qui s'efforçait de les observer discrètement. Son père, sachant qu’il ne pourrait encore une fois se libérer ce jour-là, avait insisté pour qu'ils rencontrent le nouveau directeur de Caroline plus tôt cette semaine. Celle-ci était inscrite dans un programme spécial, le programme d’éducation internationale, depuis la première secondaire. Son nouveau directeur leur avait expliqué qu'il n'y avait que deux groupes d'étudiants en cinquième secondaire dans ce programme à cette école. Ainsi, elle serait presque toujours avec les mêmes gens. Elle serait donc remarquée. Caroline se mordit la lèvre inférieure. Elle voyait tout cela d’un très mauvais œil. Elle eut préféré pouvoir passer inaperçue dans sa nouvelle classe. C'était là l’un des principaux aspects qui inquiétaient la jeune étudiante dans cette nouvelle école.
– Sais-tu qui a quitté l'inter? demanda une fille à son amie en face de Caroline.
– Je sais que Martine est partie. Pauline St-Jacques, Estelle Boudria et Marcel Legault sont tous partis aussi.
– C'est dommage pour Martine. Il ne reste qu'une année. Pourquoi s'en aller? Quant à Pauline et le reste, ce n'est qu'un bon débarras! répondit la première avec ce que Caroline croyait être un accent espagnol.
Alors les deux sont en cinquième secondaire, conclut Caroline. La première était grande, plus grande que Caroline, avait le teint basané et de courts cheveux noirs. La deuxième était petite et semblait sur le point de défaillir. Elle avait de courts cheveux blonds frisés que Caroline trouvait très jolis.
La petite demanda à son amie s’il y avait des nouveaux. Cette dernière avoua son ignorance. Pour un moment, Caroline caressa l'idée de leur adresser la parole et de leur révéler son arrivée à cette nouvelle école. Elle n'en eut pas le courage. La jeune fille craignait de s'imposer dans la conversation et de déranger les deux filles. Elle avait le don de dire les mauvaises choses au mauvais moment, puis elle ne voulait pas risquer une autre situation comme celle avec le garçon à l'agora. Elle s'abstint donc d'aborder leur conversation.
Caroline continua de tendre l'oreille aux paroles des deux filles. Cela lui permettrait d'en apprendre un peu plus sur les gens avec lesquels elle s'apprêtait à passer l'année scolaire. Elle pourrait ainsi se préparer mentalement à… à tout gâcher lorsqu'elle les rencontrerait, admit-elle intérieurement. Elle n'était tout simplement pas douée avec les autres. Elle était trop différente.
Ce soir-là, elle repensa aux événements de la journée. L'échange entre les deux filles en face d'elle ne lui avait pas appris beaucoup de choses. Elles s'étaient raconté leurs vacances et avaient parlé des beaux garçons qu'elles avaient rencontrés durant l'été. Rien de tout cela n'avait vraiment intéressé Caroline. Au moins, se consolait-elle, elle n'avait pas revu le garçon de l'agora et sa peur injustifiée l'avait quittée. Et avec cette pensée, en quelque sorte, réconfortante, elle s'endormit.
Mais avant tout, une bonne douche! Caroline détestait passer une seule journée sans se laver.
En sortant de la douche, elle aperçut son reflet dans le miroir. Une adolescente de seize ans au visage hâve la regardait. De grands yeux bleu clair, rivalisant même avec la pureté du ciel, dominaient sa figure. D'après sa grand-mère, elle possédait le plus magnifique des regards. Elle ferait rêvasser bien des garçons, disait-elle aussi. Caroline en doutait fortement. Ses lèvres étaient minces et pâles, rien à attirer les garçons. Son cou était bien trop long et son corps bien trop maigre pour que les garçons ne la remarquent... et c'était beaucoup mieux ainsi. Les garçons la mettaient mal à l'aise. Son regard descendit et se porta sur ses bras. Ses bras... Elle détourna les yeux. Ce n'était pas le temps d'y penser.
Elle sécha sa longue chevelure brune, se rhabilla et descendit à la cuisine. L'adolescente avait cru qu'elle trouverait sa mère à la salle à manger en train de lire les petites annonces dans les journaux, mais elle n'y était pas. Jessica avait laissé une note sur le réfrigérateur. Elle était partie à la bibliothèque.
Ainsi, sa mère s'était peut-être déniché un emploi. Lorsqu'ils vivaient dans leur ancienne ville, Jessica travaillait au restaurant de ses parents. Frères et sœurs y avaient tous aidé papa et maman. Après environ vingt-huit années de fidèle service au restaurant familial, c'était un repos bien mérité qu'elle prenait de cet environnement. Jessica s’était donc mise à la recherche d’un nouvel emploi plus reposant que le dernier.
Caroline se fit griller quelques rôties et mangea en vitesse. Elle ne savait pas quand sa mère serait de retour et elle voulait profiter du temps qu'elle avait pour elle-même. La jeune fille avait perdu l'envie de visionner des films, donc elle se retrouva devant l'écran de son ordinateur à naviguer dans Internet.
Quelques heures plus tard, elle entendait la porte s’ouvrir et sa mère l’appeler. Caroline descendit la rencontrer. Jessica radiait de joie. Son regard était, chose étonnante, adouci. Elle sourit à sa fille.
– Et alors, maman, qu’est-ce qu’il y a de si joyeux?
– Je suis allée à la bibliothèque il y a quelques jours et j’y suis retournée aujourd’hui. J’y ai eu un emploi! Ce n’est qu’une bibliothèque municipale, je sais, ce n'est pas comme môssieur Lapointe qui travaille à l’université, et franchement, qu'est-ce qu'elle a de si spécial cette université? Mais tout de même!
Un sourire se dessina sur les lèvres de Caroline. Elle aimait bien voir sa mère heureuse. Elle la félicita.
– Quand vas-tu travailler? demanda Caroline.
– Je commence dès cet après-midi. Alors, je vais aller te reconduire à l’école très bientôt si je veux y arriver à temps.
– Mais comment vais-je revenir?
– J’ai pensé que tu pourrais prendre l’autobus. Te familiariser avec la ligne que tu devras prendre cette année. Je vais te donner de l’argent pour un billet.
Bien que l’idée de passer plus de temps qu’elle ne le dût dans cette nouvelle école et de devoir prendre l’autobus seule lui déplaisait énormément, l’adolescente ne put qu’acquiescer. Elle faussa compagnie à sa mère et alla préparer les choses qu’il lui faudrait lors de son inscription.
Caroline était assise dans l'agora de l'école. Il lui restait encore une demi-heure à tuer avant de devoir se mettre en ligne pour s'inscrire. L'adolescente regardait autour d'elle. Il y avait une longue file de futurs étudiants avec leurs parents qui longeait le corridor menant à la cafétéria, où se tenait l’inscription. Certains étaient même accompagnés de leurs frères et sœurs et de leur grand-mère. C'était probablement des jeunes de la première secondaire. Caroline se demanda si certains apporteraient même leur chien ou leur chat. Un petit rire s'échappa de sa bouche. Deux adolescents qui passaient dans l'agora la regardèrent d'un air amusé et Caroline se sentit rougir. Elle détourna rapidement son regard et prétendit s’intéresser soudainement à observer ses pieds. La jeune fille se mordit la lèvre inférieure. Que penseraient-ils d'elle?
L'anxiété essayait de s'installer dans Caroline. Pas ici! cria-t-elle dans sa tête. Elle ferma les yeux et essaya de s'imaginer à l'ombre de son pommier, comme l’après-midi précédent. Elle avait découvert que simplement s'asseoir sous cet arbre et admirer la nature l'aidait à relaxer... mais ce n'était pas assez pour éviter de –
– Ça va?
Caroline ouvrit subitement les yeux.
– Mon Dieu, pardonne-moi de t'avoir fait si peur! dit un très beau garçon qui était penché devant elle. Bien trop près d'elle à son goût.
– J-J-J'étais en train de penser à… à l'inscription et toutes ces choses-là, débita-t-elle. Son cœur battait la chamade. Mais vas-tu t'éloigner!
– Oh! Je ne m'en ferais pas trop si j'étais toi. Ça n'a jamais tué... que deux personnes! lança-t-il en riant. Et il s'éloigna, allant rejoindre un groupe d'amis dans le coin opposé de l'agora.
Caroline le regarda avec d'énormes yeux, la bouche entrouverte. Puis, elle bondit sur ses deux pieds et accourut aux toilettes des filles. Elle ignora les drôles de regards que les gens lui jetèrent. Elle poussa la porte et s'immobilisa. Quelques jeunes filles se brossaient les cheveux devant les miroirs. Caroline s'enferma dans le premier cabinet. Elle s'assit sur la toilette, haletant. Un frisson lui parcourut le dos. Elle referma les yeux. Elle espérait que le garçon et ses amis ne seraient pas dans ses cours. Mais pourquoi lui avait-il fait si peur en premier lieu?
C’était simple : lorsque quelqu'un la surprenait alors qu'elle réfléchissait à son secret, une peur ridicule que cette personne puisse lire ses pensées l'envahissait, aussi fou que cela paraissait. Son secret. Son secret qu’elle gardait depuis ce qu’il lui semblait une éternité. Son secret que personne, personne au monde entier, ne devait connaître l'existence! Ce secret qui la mettait à part des gens normaux. Elle était différente des autres et elle le savait.
Caroline secoua la tête et prit de profondes inspirations. Elle ouvrit les yeux et put respirer un peu plus normalement. Son anxiété était passée mais la jeune fille demeura songeuse. Elle n'osait pas retourner à l'agora et affronter le garçon et ses amis. Ils riraient sûrement d'elle. Caroline ne croyait pas être capable de supporter pareille humiliation, pas ici, pas maintenant. Pourquoi sa famille avait-elle dû déménager? Mais aurait-il été mieux de rester dans leur ancienne ville? Caroline n'arrivait pas à répondre à ces questions. L’adolescente demeura longtemps immobile et méditative. Puis, elle jeta un coup d’œil à sa montre et décida qu'il était temps de se mettre en ligne.
Les gens en ligne étaient maintenant plus vieux. La plupart de ceux-ci semblaient de l'âge de Caroline qui s'efforçait de les observer discrètement. Son père, sachant qu’il ne pourrait encore une fois se libérer ce jour-là, avait insisté pour qu'ils rencontrent le nouveau directeur de Caroline plus tôt cette semaine. Celle-ci était inscrite dans un programme spécial, le programme d’éducation internationale, depuis la première secondaire. Son nouveau directeur leur avait expliqué qu'il n'y avait que deux groupes d'étudiants en cinquième secondaire dans ce programme à cette école. Ainsi, elle serait presque toujours avec les mêmes gens. Elle serait donc remarquée. Caroline se mordit la lèvre inférieure. Elle voyait tout cela d’un très mauvais œil. Elle eut préféré pouvoir passer inaperçue dans sa nouvelle classe. C'était là l’un des principaux aspects qui inquiétaient la jeune étudiante dans cette nouvelle école.
– Sais-tu qui a quitté l'inter? demanda une fille à son amie en face de Caroline.
– Je sais que Martine est partie. Pauline St-Jacques, Estelle Boudria et Marcel Legault sont tous partis aussi.
– C'est dommage pour Martine. Il ne reste qu'une année. Pourquoi s'en aller? Quant à Pauline et le reste, ce n'est qu'un bon débarras! répondit la première avec ce que Caroline croyait être un accent espagnol.
Alors les deux sont en cinquième secondaire, conclut Caroline. La première était grande, plus grande que Caroline, avait le teint basané et de courts cheveux noirs. La deuxième était petite et semblait sur le point de défaillir. Elle avait de courts cheveux blonds frisés que Caroline trouvait très jolis.
La petite demanda à son amie s’il y avait des nouveaux. Cette dernière avoua son ignorance. Pour un moment, Caroline caressa l'idée de leur adresser la parole et de leur révéler son arrivée à cette nouvelle école. Elle n'en eut pas le courage. La jeune fille craignait de s'imposer dans la conversation et de déranger les deux filles. Elle avait le don de dire les mauvaises choses au mauvais moment, puis elle ne voulait pas risquer une autre situation comme celle avec le garçon à l'agora. Elle s'abstint donc d'aborder leur conversation.
Caroline continua de tendre l'oreille aux paroles des deux filles. Cela lui permettrait d'en apprendre un peu plus sur les gens avec lesquels elle s'apprêtait à passer l'année scolaire. Elle pourrait ainsi se préparer mentalement à… à tout gâcher lorsqu'elle les rencontrerait, admit-elle intérieurement. Elle n'était tout simplement pas douée avec les autres. Elle était trop différente.
Ce soir-là, elle repensa aux événements de la journée. L'échange entre les deux filles en face d'elle ne lui avait pas appris beaucoup de choses. Elles s'étaient raconté leurs vacances et avaient parlé des beaux garçons qu'elles avaient rencontrés durant l'été. Rien de tout cela n'avait vraiment intéressé Caroline. Au moins, se consolait-elle, elle n'avait pas revu le garçon de l'agora et sa peur injustifiée l'avait quittée. Et avec cette pensée, en quelque sorte, réconfortante, elle s'endormit.
7/22/2006
Stigmates: chapitre 1
C'était une journée chaude. Le mercure atteignait déjà les 28 degrés Celsius. Néanmoins, le vent rendait cet après-midi de mi-août particulièrement confortable. Quelques nuages solitaires défilaient rapidement dans le ciel. Au loin, on entendait le grondement d'une tondeuse à gazon.
Assise à l'ombre d'un pommier, Caroline Lapointe essayait de relaxer. Les yeux fermés, elle prenait plaisir à se faire caresser la peau par une brise estivale. L'adolescente se laissait doucement bercer par les gazouillis d'oiseaux qui se régalaient des pommes suspendues à l'arbre. La jeune fille respirait lentement, profondément. Mais ce n'était pas assez. Elle essayait vainement de chasser les souvenirs de la dispute qu'elle avait eue avec sa mère en matinée. Une autre dispute. Et c'était encore de sa faute, naturellement. Caroline semblait posséder un don pour gaffer. Elle soupira. Au moins la tension qu'elle avait ressentie après la dispute s'était dissipée puisqu'elle s'était... retirée dans sa chambre pour un certain temps. Elle poussa un autre soupir. Elle ne devait pas penser à ces choses-là.
Soudain, la sonnerie du téléphone retentit et l'extirpa de ses pensées. Caroline se leva rapidement et courut jusque dans la maison. Au quatrième coup, elle sauta sur le combiné et le décrocha.
– Allô?
– Caroline? dit son père à l'autre bout de la ligne. Ça va? Tu sembles à bout de souffle.
– J'étais à l'extérieur et j'ai dû courir pour venir répondre au téléphone... Maman prend un bain.
– Oh. D'accord, alors dis-lui que je vais revenir de l'université vers dix-sept heures trente.
– Parfait, papa, lança Caroline. À ce soir.
– Bye, chouette.
Caroline regarda le téléphone longuement en se mordant légèrement la lèvre inférieure. Son père était toujours à l'université. L'endroit était devenu sa résidence principale. Oui, il était professeur de biologie et c'était un tout nouveau milieu de travail, mais les vacances n'étaient même pas terminées. Il aurait pu passer un peu de temps avec sa mère et elle.
– Qui était-ce? demanda une voix ferme derrière Caroline.
– Papa, répondit Caroline en se retournant.
Jessica Paradis, sa mère, se tenait devant elle, le corps droit, l'air hautain. Tout en elle annonçait la maîtresse de la maison. Elle portait une robe de chambre en soie décorée de jolis motifs de roses et une serviette était enroulée autour de ses longs cheveux noirs. Quelques rides se dessinaient déjà sur sa figure, bien qu'elle essayât de les dissimuler le plus souvent possible derrière son maquillage. Son regard quelque peu froid et dur dénonçait le caractère strict de cette jeune quadragénaire. D'une certaine manière, Caroline trouvait que sa mère ressemblait à un aigle avec son long nez crochu qui, en lui seul, suffisait pour chasser la beauté de son visage. Mis à part ce défaut, c'était une femme dont les formes généreuses séduisaient les hommes avides de chair.
– Va-t-il coucher à l'université ce soir? demanda Jessica un léger sourire aux lèvres.
– Non... du moins, pas ce soir, dit Caroline bien qu'elle n'eût pas le cœur à la plaisanterie. Maman... eum... excuse-moi pour tout à l'heure. Je suis désolée.
Jessica la regarda un instant, son visage indéchiffrable. Caroline baissa les yeux. Elle ne pouvait supporter ce regard. Il semblait l'examiner sous tous ses jours, la disséquer, étudier les plus sombres recoins de son âme. Un sentiment d'affolement et de culpabilité l'assaillirent.
– Je suis vraiment désolée, maman, répéta Caroline, penaude.
– N'y pense plus, ma chérie. Toutefois, n'oublie pas ce que ton père a fait pour nous.
Caroline hocha la tête vigoureusement. Qu'elle avait été égoïste! Ne penser qu'à elle et totalement ignorer ses parents. C'était impardonnable.
– Bon, laisse-moi le temps d'aller m'habiller et me sécher les cheveux et nous irons à la librairie nous procurer ton matériel scolaire, d'accord? continua sa mère d'un ton enjoué.
L’école à présent… Tout ce dont j’avais besoin, pensa Caroline. La jeune fille soupira encore une fois et alla attendre sa mère à l'extérieur.
Rock Lapointe était un homme d'une quarantaine d'années. Ses courts cheveux brun foncé étaient parsemés de gris. Ses yeux bruns semblaient doux, toutefois Caroline savait qu’il ne suffisait que de quelques secondes pour transformer ce regard et le rendre dur comme le roc. Il n'était pas costaud mais avait les épaules assez larges. Sa taille moyenne l’aidait à passer facilement inaperçu dans la foule.
Évidemment, Rock parlait de son travail. Il était obsédé par ce dernier. Cependant, il avait une raison pour en parler autant ces temps-ci : il venait d'obtenir un nouveau poste en tant que professeur de biologie à temps plein à l’université de la région. Le quadragénaire était visiblement très excité par ce nouvel emploi. Toutefois, Caroline aurait aimé que son père se taise pour quelques secondes.
– Et puis, dans deux ans, était-il en train de raconter avec un entrain que lui seul avait pour ce qu'il disait, ils vont construire de tout nouveaux laboratoires de biologie à la fine pointe de la technologie. J'ai eu la chance de jeter un coup d’œil aux plans et, franchement, je suis resté bouche bée. C'est si impressionnant!
Caroline roula les yeux et s'empressa de terminer son repas pour échapper à la suite du récit rébarbatif de son père. Jessica, d'autre part, semblait indifférente à la longue tirade de son mari, mâchant machinalement et hochant la tête ici et là.
Caroline se demandait si son père remarquait qu'il n'intéressait personne ou s'il refusait tout simplement de reconnaître leur manque d'intérêt dans leur attitude. D'une façon ou d'une autre, rien ne l'empêchait de poursuivre son monologue. Et ensuite on dit que les filles sont de vraies pies!
La jeune fille tenta d’interrompre son père pour demander la permission de se retirer de table : il ne lui porta guère attention. Un Boeing 747 se serait écrasé dans la cour arrière qu'il ne l'aurait aucunement remarqué. Dans son esprit, tant qu'il y avait une personne à la table pour l'écouter ou faire semblant de l'écouter, il était satisfait.
Caroline monta à l'étage et s'enferma dans sa chambre. Elle se laissa tomber sur son lit. La dispute du matin avec sa mère l'avait drainée de ses énergies et écouter son père dans ces conditions devenait insupportable.
L'adolescente songea aux événements de la matinée. Caroline et Jessica s'étaient disputées pour quelque chose de si banal. Jessica n'appréciait pas l'attitude que Caroline adoptait depuis leur déménagement, une semaine plus tôt. Voir Caroline dans cet état de mélancolie continue l'avait finalement dégoûtée et elle avait explosé ce matin lorsque sa fille s'était présentée au déjeuner. Caroline savait qu'elle avait été la goutte qui avait fait déborder le vase. Elle savait que tout était de sa faute. Elle ferma les yeux. Avec la rentrée scolaire qui approchait à pas de géant, les choses ne s'amélioreraient pas de sitôt.
Avant peu, le sommeil emporta Caroline et ses préoccupations.
Assise à l'ombre d'un pommier, Caroline Lapointe essayait de relaxer. Les yeux fermés, elle prenait plaisir à se faire caresser la peau par une brise estivale. L'adolescente se laissait doucement bercer par les gazouillis d'oiseaux qui se régalaient des pommes suspendues à l'arbre. La jeune fille respirait lentement, profondément. Mais ce n'était pas assez. Elle essayait vainement de chasser les souvenirs de la dispute qu'elle avait eue avec sa mère en matinée. Une autre dispute. Et c'était encore de sa faute, naturellement. Caroline semblait posséder un don pour gaffer. Elle soupira. Au moins la tension qu'elle avait ressentie après la dispute s'était dissipée puisqu'elle s'était... retirée dans sa chambre pour un certain temps. Elle poussa un autre soupir. Elle ne devait pas penser à ces choses-là.
Soudain, la sonnerie du téléphone retentit et l'extirpa de ses pensées. Caroline se leva rapidement et courut jusque dans la maison. Au quatrième coup, elle sauta sur le combiné et le décrocha.
– Allô?
– Caroline? dit son père à l'autre bout de la ligne. Ça va? Tu sembles à bout de souffle.
– J'étais à l'extérieur et j'ai dû courir pour venir répondre au téléphone... Maman prend un bain.
– Oh. D'accord, alors dis-lui que je vais revenir de l'université vers dix-sept heures trente.
– Parfait, papa, lança Caroline. À ce soir.
– Bye, chouette.
Caroline regarda le téléphone longuement en se mordant légèrement la lèvre inférieure. Son père était toujours à l'université. L'endroit était devenu sa résidence principale. Oui, il était professeur de biologie et c'était un tout nouveau milieu de travail, mais les vacances n'étaient même pas terminées. Il aurait pu passer un peu de temps avec sa mère et elle.
– Qui était-ce? demanda une voix ferme derrière Caroline.
– Papa, répondit Caroline en se retournant.
Jessica Paradis, sa mère, se tenait devant elle, le corps droit, l'air hautain. Tout en elle annonçait la maîtresse de la maison. Elle portait une robe de chambre en soie décorée de jolis motifs de roses et une serviette était enroulée autour de ses longs cheveux noirs. Quelques rides se dessinaient déjà sur sa figure, bien qu'elle essayât de les dissimuler le plus souvent possible derrière son maquillage. Son regard quelque peu froid et dur dénonçait le caractère strict de cette jeune quadragénaire. D'une certaine manière, Caroline trouvait que sa mère ressemblait à un aigle avec son long nez crochu qui, en lui seul, suffisait pour chasser la beauté de son visage. Mis à part ce défaut, c'était une femme dont les formes généreuses séduisaient les hommes avides de chair.
– Va-t-il coucher à l'université ce soir? demanda Jessica un léger sourire aux lèvres.
– Non... du moins, pas ce soir, dit Caroline bien qu'elle n'eût pas le cœur à la plaisanterie. Maman... eum... excuse-moi pour tout à l'heure. Je suis désolée.
Jessica la regarda un instant, son visage indéchiffrable. Caroline baissa les yeux. Elle ne pouvait supporter ce regard. Il semblait l'examiner sous tous ses jours, la disséquer, étudier les plus sombres recoins de son âme. Un sentiment d'affolement et de culpabilité l'assaillirent.
– Je suis vraiment désolée, maman, répéta Caroline, penaude.
– N'y pense plus, ma chérie. Toutefois, n'oublie pas ce que ton père a fait pour nous.
Caroline hocha la tête vigoureusement. Qu'elle avait été égoïste! Ne penser qu'à elle et totalement ignorer ses parents. C'était impardonnable.
– Bon, laisse-moi le temps d'aller m'habiller et me sécher les cheveux et nous irons à la librairie nous procurer ton matériel scolaire, d'accord? continua sa mère d'un ton enjoué.
L’école à présent… Tout ce dont j’avais besoin, pensa Caroline. La jeune fille soupira encore une fois et alla attendre sa mère à l'extérieur.
Rock Lapointe était un homme d'une quarantaine d'années. Ses courts cheveux brun foncé étaient parsemés de gris. Ses yeux bruns semblaient doux, toutefois Caroline savait qu’il ne suffisait que de quelques secondes pour transformer ce regard et le rendre dur comme le roc. Il n'était pas costaud mais avait les épaules assez larges. Sa taille moyenne l’aidait à passer facilement inaperçu dans la foule.
Évidemment, Rock parlait de son travail. Il était obsédé par ce dernier. Cependant, il avait une raison pour en parler autant ces temps-ci : il venait d'obtenir un nouveau poste en tant que professeur de biologie à temps plein à l’université de la région. Le quadragénaire était visiblement très excité par ce nouvel emploi. Toutefois, Caroline aurait aimé que son père se taise pour quelques secondes.
– Et puis, dans deux ans, était-il en train de raconter avec un entrain que lui seul avait pour ce qu'il disait, ils vont construire de tout nouveaux laboratoires de biologie à la fine pointe de la technologie. J'ai eu la chance de jeter un coup d’œil aux plans et, franchement, je suis resté bouche bée. C'est si impressionnant!
Caroline roula les yeux et s'empressa de terminer son repas pour échapper à la suite du récit rébarbatif de son père. Jessica, d'autre part, semblait indifférente à la longue tirade de son mari, mâchant machinalement et hochant la tête ici et là.
Caroline se demandait si son père remarquait qu'il n'intéressait personne ou s'il refusait tout simplement de reconnaître leur manque d'intérêt dans leur attitude. D'une façon ou d'une autre, rien ne l'empêchait de poursuivre son monologue. Et ensuite on dit que les filles sont de vraies pies!
La jeune fille tenta d’interrompre son père pour demander la permission de se retirer de table : il ne lui porta guère attention. Un Boeing 747 se serait écrasé dans la cour arrière qu'il ne l'aurait aucunement remarqué. Dans son esprit, tant qu'il y avait une personne à la table pour l'écouter ou faire semblant de l'écouter, il était satisfait.
Caroline monta à l'étage et s'enferma dans sa chambre. Elle se laissa tomber sur son lit. La dispute du matin avec sa mère l'avait drainée de ses énergies et écouter son père dans ces conditions devenait insupportable.
L'adolescente songea aux événements de la matinée. Caroline et Jessica s'étaient disputées pour quelque chose de si banal. Jessica n'appréciait pas l'attitude que Caroline adoptait depuis leur déménagement, une semaine plus tôt. Voir Caroline dans cet état de mélancolie continue l'avait finalement dégoûtée et elle avait explosé ce matin lorsque sa fille s'était présentée au déjeuner. Caroline savait qu'elle avait été la goutte qui avait fait déborder le vase. Elle savait que tout était de sa faute. Elle ferma les yeux. Avec la rentrée scolaire qui approchait à pas de géant, les choses ne s'amélioreraient pas de sitôt.
Avant peu, le sommeil emporta Caroline et ses préoccupations.
Stigmates redux
Parce que Martine semble démontrer (enfin!) un intérêt pour Stigmates, je crois que je vais me forcer à mettre tous les chapitres en ligne.
Je vous rappelle que j'ai écrit ça à 16 ans, alors il y a toute la naïveté d'un adolescent. Aujourd'hui, je garderais le style, mais je changerais BEAUCOUP de choses à l'histoire. C'est vrai que j'étais pressé. J'ai dû l'écrire entre décembre 2000 et mars 2001, alors j'ai souvent pris des «raccourcis» dans l'histoire, notamment vers la fin. Vous me pardonnerez ce manque de professionalisme.
J'espère que vous apprécierez.
~Marc
Je vous rappelle que j'ai écrit ça à 16 ans, alors il y a toute la naïveté d'un adolescent. Aujourd'hui, je garderais le style, mais je changerais BEAUCOUP de choses à l'histoire. C'est vrai que j'étais pressé. J'ai dû l'écrire entre décembre 2000 et mars 2001, alors j'ai souvent pris des «raccourcis» dans l'histoire, notamment vers la fin. Vous me pardonnerez ce manque de professionalisme.
J'espère que vous apprécierez.
~Marc
7/21/2006
Visite TOTALEMENT inattendue!
Je viens tout juste de recevoir un visiteur vraiment inattendu.
En mars dernier, je suis venu à Sherbrooke visiter mon appartement. Je suis resté à l'hôtel et le dimanche matin, pour me rendre au terminus d'autobus pour revenir en Outaouais, j'ai pris le taxi. Je suis tombé sur un chauffeur tout à fait charmant: un vieux monsieur bedonnant au coco dégarni et à la couronne blanche. Il m'a demandé si je m'en allais à Montréal. J'ai dit que je retournais chez moi en Outaouais et que j'étais simplement venu visiter un appartement. Quand il a su que je m'en venais à Sherbrooke pour l'été, vous auriez dû voir sa réaction! Son visage s'est illuminé: «Tu t'en viens à Sherbrooke! Aaaah! Tu vas voir, c'est tellement l'fun ici! C'est beau, il y a plein de choses à faire, etc.» Il m'a parlé de tout ce qu'il y a à voir ici et tout et tout. Il m'a demandé où j'allais rester et on s'est laissés avec une forte poignée de main.
Et bien, comme vous vous en doutez probablement... il est venu me visiter cet après-midi! J'étais en train de naviguer sur Internet, quand tout à coup, ça sonne à ma porte. Étrange! Qui ça peut-être? J'ouvre et je vois ce vieux monsieur qui me dit: «C'est bien Marc ton nom? Dis-moi pas que tu ne me reconnais pas! Ton chauffeur de taxi!» Whoa! Bien sûr que je me souvenais de lui. Même que lorsque Martine est venue, il me semble lui avoir dit qu'on devrait prendre le taxi avec mon chauffeur du mois de mars! Mais je ne me souvenais plus de son nom. En fait, je crois que je ne connaissais pas son nom. Bref, il s'appelle Jean-Guy, je lui ai demandé. Je lui ai montré mon appartement et il était très heureux de voir que tout allait bien. Il m'a dit qu'il était passé à quelques reprises auparavant, mais que je n'étais jamais là. On a jasé un peu. Il est en train d'organiser le tournoi de golf des chauffeurs de taxi. Il s'en va à la pêche avec des amis la semaine prochaine. Mais il va revenir me voir avant que je parte!
Wow! J'étais vraiment surpris de le revoir! Et surtout, j'étais surpris qu'il se souvienne de mon adresse! Quel gentil monsieur! C'est agréable des gens comme lui.
Bref, cette visite a mis du soleil dans ma journée!
~Marc
En mars dernier, je suis venu à Sherbrooke visiter mon appartement. Je suis resté à l'hôtel et le dimanche matin, pour me rendre au terminus d'autobus pour revenir en Outaouais, j'ai pris le taxi. Je suis tombé sur un chauffeur tout à fait charmant: un vieux monsieur bedonnant au coco dégarni et à la couronne blanche. Il m'a demandé si je m'en allais à Montréal. J'ai dit que je retournais chez moi en Outaouais et que j'étais simplement venu visiter un appartement. Quand il a su que je m'en venais à Sherbrooke pour l'été, vous auriez dû voir sa réaction! Son visage s'est illuminé: «Tu t'en viens à Sherbrooke! Aaaah! Tu vas voir, c'est tellement l'fun ici! C'est beau, il y a plein de choses à faire, etc.» Il m'a parlé de tout ce qu'il y a à voir ici et tout et tout. Il m'a demandé où j'allais rester et on s'est laissés avec une forte poignée de main.
Et bien, comme vous vous en doutez probablement... il est venu me visiter cet après-midi! J'étais en train de naviguer sur Internet, quand tout à coup, ça sonne à ma porte. Étrange! Qui ça peut-être? J'ouvre et je vois ce vieux monsieur qui me dit: «C'est bien Marc ton nom? Dis-moi pas que tu ne me reconnais pas! Ton chauffeur de taxi!» Whoa! Bien sûr que je me souvenais de lui. Même que lorsque Martine est venue, il me semble lui avoir dit qu'on devrait prendre le taxi avec mon chauffeur du mois de mars! Mais je ne me souvenais plus de son nom. En fait, je crois que je ne connaissais pas son nom. Bref, il s'appelle Jean-Guy, je lui ai demandé. Je lui ai montré mon appartement et il était très heureux de voir que tout allait bien. Il m'a dit qu'il était passé à quelques reprises auparavant, mais que je n'étais jamais là. On a jasé un peu. Il est en train d'organiser le tournoi de golf des chauffeurs de taxi. Il s'en va à la pêche avec des amis la semaine prochaine. Mais il va revenir me voir avant que je parte!
Wow! J'étais vraiment surpris de le revoir! Et surtout, j'étais surpris qu'il se souvienne de mon adresse! Quel gentil monsieur! C'est agréable des gens comme lui.
Bref, cette visite a mis du soleil dans ma journée!
~Marc
7/20/2006
Bientôt de retour
Le titre du message fait allusion à deux retours: mon retour à mon blogue et mon retour en Outaouais. Le second aura lieu dans trois semaines et le premier... euh... je ne sais pas trop. C'est que ces temps-ci, je suis occupé à: 1) faire du karaté les mardi et jeudi soirs 2) jouer à Prince of Persia tous les autres jours . Je parle ici de la trilogie développée par les studios Ubisoft MONTRÉAL (!) et non pas du jeu original à l'ordinateur. C'est vraiment génial que l'un de mes jeux préférés aient été créés à Montréal.
Québec rocks!
~Marc
Québec rocks!
~Marc
7/08/2006
Miss Saigon
Samedi prochain, je m'en vais voir... CATS! OUI! La fameuse comédie musicale! J'ai acheté un billet puisque Cats sera présenté à Montréal la semaine prochaine. J'ai tellement hâte que je vais penser à ça toute la semaine!
Et puisque tout ça me met dans une humeur décidément musicale, j'ai fouillé sur YouTube pour trouver des extraits des spectacles que j'ai vus.
Voici donc un long extrait de Miss Saigon, mon musical FAVORI que j'ai vu il y a quelques années.
Note: sur ma petite photo à droite, je porte mon t-shirt de Miss Saigon!... bon, ça ne se voit pas beaucoup, mais on voit qu'il est vert armée. D'ailleurs, je me sens toujours drôle de porter un t-shirt qui dit MISS SAIGON puisque je suis un gars. Si quelqu'un me regarde drôlement un jour, je vais dire que je suis drag queen dans le quartier chinois!
~Marc
Et puisque tout ça me met dans une humeur décidément musicale, j'ai fouillé sur YouTube pour trouver des extraits des spectacles que j'ai vus.
Voici donc un long extrait de Miss Saigon, mon musical FAVORI que j'ai vu il y a quelques années.
Note: sur ma petite photo à droite, je porte mon t-shirt de Miss Saigon!... bon, ça ne se voit pas beaucoup, mais on voit qu'il est vert armée. D'ailleurs, je me sens toujours drôle de porter un t-shirt qui dit MISS SAIGON puisque je suis un gars. Si quelqu'un me regarde drôlement un jour, je vais dire que je suis drag queen dans le quartier chinois!
~Marc
7/07/2006
Le don de soi
On doit respect et obéissance à nos parents.
On doit reconnaissance aux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale.
Après que son mari lui ait annoncé qu'il la quittait, une femme dit: «Après tout ce que j'ai fait pour toi, t'as pas le droit de me faire ça!»
Voilà un langage que je n'aime pas: le mot «devoir» et «droit». Ces situations ne sont que des exemples parmi tant d'autres où, je crois, que les gens oublient la signification de «don de soi». Quand on pose des gestes pour le bien être de quelqu'un, on doit le faire sans attendre quoi que ce soit en retour, ni reconnaissance, ni remerciement. On le fait avant tout pour un idéal: la paix, l'amour, la compassion, l'amitié... Voilà le don de soi. On ne peut exiger en retour gratitude et déférence d'autrui. Si tel est le cas, on lui ôte sa liberté et on lui attache un poids qu'il n'a jamais désiré. La reconnaisse, l'admiration, l'égard, l'estime, le remerciement, doivent venir de l'individu.
J'ai toujours respecté et obéi à ma mère (enfin... presque toujours! je suis humain, après tout), non pas parce que j'avais une obligation socio-culturelle ou religieuse de le faire, mais bien parce que je l'aime et que je suis sincèrement reconnaissant envers tout ce qu'elle a fait pour moi. De même, j'éprouve la plus grande admiration pour tous les vétérans de la Deuxième Guerre mondiale. Je ne peux qu'imaginer l'enfer qu'ils ont pu vivre au front.
Peut-être que ce n'est que de la sémantique. Néanmoins, cette nuance fait toute la différence pour moi. Nous sommes tous libres et personne n'a le droit de nous attacher de poids... même des poids aussi abstraits que des émotions et des sentiments. Si quelqu'un un jour me sauve la vie, je ne lui devrai rien en retour, mais il aura toute ma gratitude.
Et l'ironique dans tout ça, c'est que je dis que «personne n'a le droit» de nous faire ça.
Hmm... c'est pas aussi clair que je l'aurais souhaité. Comprenez-vous ce que j'essaie de dire? Et c'est ce que je veux dire quand je dis que je ne sais plus écrire. Comparez ce message à ma conception de l'être humain. J'avais une bien plus belle plume et des idées beaucoup plus claires auparavant. Je devrais m'entraîner à écrire plus de textes structurés.
~Marc
On doit reconnaissance aux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale.
Après que son mari lui ait annoncé qu'il la quittait, une femme dit: «Après tout ce que j'ai fait pour toi, t'as pas le droit de me faire ça!»
Voilà un langage que je n'aime pas: le mot «devoir» et «droit». Ces situations ne sont que des exemples parmi tant d'autres où, je crois, que les gens oublient la signification de «don de soi». Quand on pose des gestes pour le bien être de quelqu'un, on doit le faire sans attendre quoi que ce soit en retour, ni reconnaissance, ni remerciement. On le fait avant tout pour un idéal: la paix, l'amour, la compassion, l'amitié... Voilà le don de soi. On ne peut exiger en retour gratitude et déférence d'autrui. Si tel est le cas, on lui ôte sa liberté et on lui attache un poids qu'il n'a jamais désiré. La reconnaisse, l'admiration, l'égard, l'estime, le remerciement, doivent venir de l'individu.
J'ai toujours respecté et obéi à ma mère (enfin... presque toujours! je suis humain, après tout), non pas parce que j'avais une obligation socio-culturelle ou religieuse de le faire, mais bien parce que je l'aime et que je suis sincèrement reconnaissant envers tout ce qu'elle a fait pour moi. De même, j'éprouve la plus grande admiration pour tous les vétérans de la Deuxième Guerre mondiale. Je ne peux qu'imaginer l'enfer qu'ils ont pu vivre au front.
Peut-être que ce n'est que de la sémantique. Néanmoins, cette nuance fait toute la différence pour moi. Nous sommes tous libres et personne n'a le droit de nous attacher de poids... même des poids aussi abstraits que des émotions et des sentiments. Si quelqu'un un jour me sauve la vie, je ne lui devrai rien en retour, mais il aura toute ma gratitude.
Et l'ironique dans tout ça, c'est que je dis que «personne n'a le droit» de nous faire ça.
Hmm... c'est pas aussi clair que je l'aurais souhaité. Comprenez-vous ce que j'essaie de dire? Et c'est ce que je veux dire quand je dis que je ne sais plus écrire. Comparez ce message à ma conception de l'être humain. J'avais une bien plus belle plume et des idées beaucoup plus claires auparavant. Je devrais m'entraîner à écrire plus de textes structurés.
~Marc
L'être humain
Je repensais à mon cours de philosophie du cégep. Il fallait élaborer une conception personnelle de l'être humain. Je l'ai conservée sur mon ordinateur, puis je l'ai relue ce soir. Je crois que j'y adhère toujours.
En fait, je changerais une chose: Dieu. Je ne crois plus que la conscience morale soit nécessairement un indicateur d'une entité supérieure créatrice. Je trouve désormais qu'il s'agit d'une conclusion hâtive. Mais le reste de ma pensée sur Dieu demeure, ce qui fait de moi, je crois, un agnostique. Ainsi, cela signifie que je ne sais pas s'il y a un Créateur, je ne crois pas que l'on puisse le prouver et je crois que même s'il y en avait un, on ne pourrait le comprendre, le saisir ou l'imaginer. Bref, dans ma vie de tous les jours, je me préoccupe d'abord de mon bonheur, de celui des gens que j'aime et j'essaie d'être une bonne personne en espérant influencer les gens qui m'entourent.
Les cours de philosophie me manquent.
~Marc
Spécificité
Qu’est-ce qui caractérise l’être humain?
L’être humain est un être spirituel, un être d’abstraction et il est naturellement bon. À l’instar de tout être vivant, l’être humain possède une âme. Cette dernière a toutefois atteint un niveau supérieur de conscience qui engendre deux choses : une spiritualité et une capacité d’abstraction. D’une part, la spiritualité aspire aux vérités de la vie et se base sur une recherche du bonheur, de l’identité individuelle et de l’identité collective des être humains. Nos sentiments et nos désirs découlent de l’âme et de cette spiritualité. D’autre part, la capacité d’abstraction nous permet de saisir des concepts qui dépassent l’univers sensoriel. C’est grâce à elle que nous avons la conscience de notre existence, du temps, du passé, du futur, des concepts mathématiques, etc. Elle permet aussi le langage. Finalement, l’être humain est naturellement bon. Il possède une conscience morale qui le pousse à faire le bien et à éviter le mal. Cette conscience morale apparaît en même temps que la capacité d’abstraction et que la spiritualité.
Liberté
L’être humain est-il déterminé ou libre?
L’être humain est déterminé physiquement. Il obéit aux lois de l’univers et de la biologie comme tout objet physique et être vivant. Toutefois, sa capacité d’abstraction peut l’amener à trouver des méthodes de défier ces lois. D’un autre côté, l’être humain possède une liberté intérieure qui est avant tout une liberté de contexte. Cette liberté est directement liée au contexte historico-socio-politico-et-j’en-passe-culturel.
Les semblables
L’être humain est-il sociable?
Oui, l’être humain est un être de relations.
La société et la nature humaine : compatible ou non?
La société est nécessaire à la nature humaine. L’être humain se réalise par sa spiritualité qui s’appuie sur l’individu et sur ses relations avec autrui. Un être humain sans relation interpersonnelle ne pourra vivre sa spiritualité de façon complète et sera par le fait même dénaturé. Il en va de même pour la capacité d’abstraction. Sans société, l’humain n’aurait pas à développer cette capacité puisqu’il ne communiquerait, il n’aurait pas de notion de temps (notion liée intimement à une société), etc. Les humains seraient dénaturés sans société.
Dieu
Quelles sont les relations entre Dieu et l’être humain?
La présence d’une conscience morale dans l’âme de chacun est un indicateur d’une entité supérieure créatrice. Toutefois, le niveau de conscience de notre âme n’a pas atteint un niveau suffisamment élevé pour comprendre la nature de Dieu. Ainsi, si Dieu entretient une relation avec nous, il nous est pour le moment impossible de le savoir. Telles les mitochondries qui n’ont pas conscience d’être partie intégrante et en symbiose avec une entité supérieure (nous-mêmes), notre esprit n’a pas conscience des relations qu’il entretient avec Dieu.
En fait, je changerais une chose: Dieu. Je ne crois plus que la conscience morale soit nécessairement un indicateur d'une entité supérieure créatrice. Je trouve désormais qu'il s'agit d'une conclusion hâtive. Mais le reste de ma pensée sur Dieu demeure, ce qui fait de moi, je crois, un agnostique. Ainsi, cela signifie que je ne sais pas s'il y a un Créateur, je ne crois pas que l'on puisse le prouver et je crois que même s'il y en avait un, on ne pourrait le comprendre, le saisir ou l'imaginer. Bref, dans ma vie de tous les jours, je me préoccupe d'abord de mon bonheur, de celui des gens que j'aime et j'essaie d'être une bonne personne en espérant influencer les gens qui m'entourent.
Les cours de philosophie me manquent.
~Marc
7/03/2006
There's no place like home
En fin de semaine, je suis retourné chez moi, en Outaouais. Je me suis dit que je profiterais du long weekend de la fête du Canada et qu'en plus, je prendrais congé lundi afin de me permettre de rester chez moi trois jours complets.
Alors, je suis parti de Sherbrooke jeudi en fin d'après-midi et je suis arrivé à Ottawa vers 21h. Ça faisait du bien de revoir ma mère et mon frère et surtout... ma chatte, Cannelle! Elle n'a pas eu peur de moi, même si ça faisait deux mois qu'elle ne m'avait pas vu. En fait, elle ne semble pas avoir oublié nos habitudes. Après ma douche, elle m'attendait à la porte de la salle de bain et j'ai vite compris qu'elle voulait se coucher entre mes jambes. Alors je me suis assis en indien par terre et elles venue se blottir dans le creux de mes jambes. Et bien entendu, elle voulait se battre! Alors, on a joué comme on le fait toujours: je la taquine avec ma main (je lui "chatouille" le ventre, je lui mets ma main dans son visage) et puis elle la mordille et l'attaque "gentiment".
Vendredi, je suis resté chez moi, je me suis reposé et j'ai lu. Mon frère a fait sa spécialité: des t-bones sur le barbecue! Mmmm! Que c'était délicieux!
Samedi matin, ma mère et moi avons décidé d'aller aux célébrations de la fête du Canada à Ottawa. On a garé la voiture dans le marché By et on a marché dans les rues de la colline parlementaire. On a assisté à la cérémonie des anciens combattants. On voulait voir la levée de la garde de la Gouverneure Générale, mais malheureusement, on l'a manquée. On était dans les rues avoisinantes au moment où les soldats sont passés. Par contre, on a pu voir de très près l'arrivée de la Gouverneure Générale dans son carrosse! Puis, j'ai montré le Musée des beaux-arts à ma mère puisque l'entrée aux collections permanentes était gratuite. La météo était merveilleuse et la foule, immense. J'ai pris quelques photos que vous pouvez voir ici. Avouez qu'Ottawa est très jolie!
Dimanche, j'étais supposé aller dîner avec une amie, mais elle a dû annuler. Qu'à cela ne tienne! Je suis allé prendre un dessert en soirée avec Martine. Merci, Martine! C'était très agréable, comme toujours!
Et lundi matin, je suis reparti pour Sherbrooke. La route était magnifique, alors j'ai regardé le paysage pendant presque la totalité des 4 heures de route. Quels merveilleux paysages on a au Québec!
Oh! Et entre Montréal et Sherbrooke, une vieille dame et sa petite-fille étaient assises derrière moi dans l'autobus. La fille devait être âgée d'environ 8 ans. Elles ont parlé tout le long. La grand-mère expliquait le cégep, l'université et certaines professions à la jeune fille qui posait plusieurs questions. Puis, la vieille dame a parlé de son enfance, de ses emplois, de ses enfants. Je ne voulais pas être indiscret, mais c'était très intéressant et chaleureux!
Et cette fin de semaine, je me suis rendu compte que The Wizard of Oz a bien raison: «There's no place like home!» J'ai hâte de revenir en Outaouais. Plus que 6 semaines!
~Marc
Alors, je suis parti de Sherbrooke jeudi en fin d'après-midi et je suis arrivé à Ottawa vers 21h. Ça faisait du bien de revoir ma mère et mon frère et surtout... ma chatte, Cannelle! Elle n'a pas eu peur de moi, même si ça faisait deux mois qu'elle ne m'avait pas vu. En fait, elle ne semble pas avoir oublié nos habitudes. Après ma douche, elle m'attendait à la porte de la salle de bain et j'ai vite compris qu'elle voulait se coucher entre mes jambes. Alors je me suis assis en indien par terre et elles venue se blottir dans le creux de mes jambes. Et bien entendu, elle voulait se battre! Alors, on a joué comme on le fait toujours: je la taquine avec ma main (je lui "chatouille" le ventre, je lui mets ma main dans son visage) et puis elle la mordille et l'attaque "gentiment".
Vendredi, je suis resté chez moi, je me suis reposé et j'ai lu. Mon frère a fait sa spécialité: des t-bones sur le barbecue! Mmmm! Que c'était délicieux!
Samedi matin, ma mère et moi avons décidé d'aller aux célébrations de la fête du Canada à Ottawa. On a garé la voiture dans le marché By et on a marché dans les rues de la colline parlementaire. On a assisté à la cérémonie des anciens combattants. On voulait voir la levée de la garde de la Gouverneure Générale, mais malheureusement, on l'a manquée. On était dans les rues avoisinantes au moment où les soldats sont passés. Par contre, on a pu voir de très près l'arrivée de la Gouverneure Générale dans son carrosse! Puis, j'ai montré le Musée des beaux-arts à ma mère puisque l'entrée aux collections permanentes était gratuite. La météo était merveilleuse et la foule, immense. J'ai pris quelques photos que vous pouvez voir ici. Avouez qu'Ottawa est très jolie!
Dimanche, j'étais supposé aller dîner avec une amie, mais elle a dû annuler. Qu'à cela ne tienne! Je suis allé prendre un dessert en soirée avec Martine. Merci, Martine! C'était très agréable, comme toujours!
Et lundi matin, je suis reparti pour Sherbrooke. La route était magnifique, alors j'ai regardé le paysage pendant presque la totalité des 4 heures de route. Quels merveilleux paysages on a au Québec!
Oh! Et entre Montréal et Sherbrooke, une vieille dame et sa petite-fille étaient assises derrière moi dans l'autobus. La fille devait être âgée d'environ 8 ans. Elles ont parlé tout le long. La grand-mère expliquait le cégep, l'université et certaines professions à la jeune fille qui posait plusieurs questions. Puis, la vieille dame a parlé de son enfance, de ses emplois, de ses enfants. Je ne voulais pas être indiscret, mais c'était très intéressant et chaleureux!
Et cette fin de semaine, je me suis rendu compte que The Wizard of Oz a bien raison: «There's no place like home!» J'ai hâte de revenir en Outaouais. Plus que 6 semaines!
~Marc
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