11/27/2006

Stigmates: chapitre 7

Caroline regardait le contenu de sa garde-robe en se mordant la lèvre inférieure. Chandails à manches longues, chemises à manches longues... Elle ne pouvait se permettre d'autre chose que des vêtements qui couvraient ses cicatrices. Elle observa ces dernières un instant et fit une moue de dégoût. Elles la répugnaient, bien que ce fût elle-même, et volontairement de surcroît, qui s'était infligée chacune d'elles. Caroline se détestait. Elle s'était condamnée elle-même à être prisonnière de tous ces vêtements. Parfois, Caroline caressait l'idée de se défaire de son canif, de tout objet tranchant, de mettre un terme une fois pour toutes à ses tendances autodestructives. Mais c'était impossible. Elle ne pouvait survivre sans cette médecine addictive qui la libérait de tous ses maux.

Les souvenirs de la première fois qu'elle s'était coupée lui revinrent. Sa mère l'avait réprimandée car son enseignante d'écologie lui avait téléphoné. Elle avait expliqué que Caroline ne portait pas suffisamment attention à son enseignement. Une discussion assez piquante avait eu lieu entre l'enseignante de Caroline et Jessica. Lorsque Jessica eut terminé, elle avait fait comprendre à Caroline qu'elle ne devait jamais, jamais humilier sa mère de cette façon à nouveau. Caroline s'était réfugiée dans sa chambre et c'est à ce moment qu'elle commença à entrer progressivement dans cet état apparenté à une transe. Elle avait de la difficulté à respirer. Son esprit semblait... s'évaporer. Il la quittait, s'envolait. Instinctivement, elle avait saisi une paire de petits ciseaux, qui avait été le premier objet à la portée de sa main, et s'était coupée. La douleur et son sang l'avaient stabilisée, ils l'avaient reconnectée à son corps.

Caroline opta pour une chemise vert forêt assez ample. Elle l'enfila et prit bien soin de boutonner l'extrémité de ses manches. Ainsi, ces dernières ne pourraient se relever par inadvertance. Caroline savait pertinemment qu'elle n'était pas vêtue de façon adéquate pour passer la soirée dans une discothèque, mais c'était tout ce qu'elle possédait. Maria et Nadine revêtiraient leurs vêtements les plus aguichants. Elles avaient confié à Caroline que, personnellement, elles n'y voyaient pas qu'une soirée de danse, mais avant tout, une occasion de faire la chasse à l'homme. Elles étaient incorrigibles.

L'adolescente s'étudia dans un miroir. Sa chevelure en queue-de-cheval paraissait tolérable. Elle eut voulu masquer son teint blafard par du maquillage, cependant les seuls produits de beauté qu'elle avait en sa possession étaient des huiles essentielles et des lotions pour le corps. Avec un peu de chance, personne ne me remarquera... Caroline souhaitait sincèrement être à la hauteur de ses amies. Elle ne désirait pas les décevoir ou les embarrasser.

– Caroline, Jessica appela du rez-de-chaussée, ton amie est arrivée!

Caroline jeta un coup d’œil à sa montre. Vingt et une heures. Le temps s'était écoulé beaucoup plus vite qu'elle ne l'avait pensé.

– Fais-la monter, maman, répondit Caroline de sa chambre.

Peu après, Mélissa apparut à la porte de sa chambre. Elle s'accota contre le cadre de porte et inspecta la pièce de son regard malicieux.

– C'est donc ça, l'antre de Caroline...

– Rien de très impressionnant, comme tu peux le constater.

Mélissa s'avança, étudiant les affiches qui décoraient les murs.

– Anywhere But Here, Where the Heart Is, Star Wars : Episode I… Serions-nous en présence d'une admiratrice de la talentueuse Natalie Portman?

– Elle est si sincère et choisit si bien ses rôles! se défendit Caroline.

– Je sais... Je l'aime bien aussi. Je ne connaissais pas tes goûts, tout simplement.

Mélissa aurait certainement fouiné un peu partout si Caroline ne lui avait pas rappelé leur rendez-vous de vingt et une heures trente avec Maria et Nadine. À contrecœur, Mélissa abandonna sa fouille des lieux.

– Dommage, disait-elle, on peut apprendre un tas de choses en étudiant la chambre à coucher de quelqu'un...

Un peu trop de choses à mon goût. Caroline pensait à ce qui se trouvait sous son matelas.



Le Tribe était situé étrangement pour une discothèque, pensait Caroline. Une banque et un magasin de boiseries occupaient les locaux de part et d’autre de la boîte de nuit. De plus, cette dernière se trouvait complètement isolée de tous les autres bars de la ville. Peut-être avait-on justement choisi ce lieu pour n’entrer en concurrence avec aucun autre établissement de ce genre. Quoiqu’il en soit, un jour un entrepreneur déciderait de lui porter concurrence et l’on verrait alors apparaître une nouvelle discothèque. Puis une autre. Et une autre. Jusqu’à ce que les citoyens se plaignent du vacarme et que l’on commence à voir la fermeture de ces boîtes de nuit. Quelques années plus tard, le cycle recommencerait parce que le marché était profitable. Vive les règles de l’économie. Caroline grimaça. Elle ne croyait pas dans les lois de l’économie. Contrairement aux lois de la physique ou des mathématiques, l’économie n’était que pure invention de l’esprit et non pas une réalité du monde.

Comme convenu, les quatre adolescentes se rencontrèrent dans le stationnement de la discothèque à vingt et une heures trente. Caroline ne put supprimer la fascination que lui inspirait chaque fois l’étonnant contraste entre Maria et Nadine. L’une, grande, le teint et les cheveux foncés, les vêtements sombres et ternes ; l’autre, petite, le teint blême, les cheveux blonds, vêtue de couleurs vives et éclatantes. Toutefois, le contraste ne se limitait qu’à leur apparence physique. En effet, tout dans leur personnalité rappelait celle de l’autre : façon d’agir, de penser, de s’exprimer. Le moule de leur caractère avait été le même, semblait-il. Parfois, Caroline se demandait si Maria et Nadine n’avaient pas été sœurs jumelles dans quelque vie antérieure.

– Salut vous deux! lança Nadine à Mélissa et Caroline.

– Bonsoir, mes chères, répondit Mélissa en imitant le ton prétentieux des gens de la haute société.

Maria leva le nez, l’air arrogant, et dit d’une voix pleine de mépris : « Alors, allons rejoindre tous ces rustauds et honorons-les de notre présence. »

Les quatre adolescentes se regardèrent et éclatèrent de rire. Ensemble, elles se joignirent aux jeunes gens qui attendaient patiemment en ligne devant l’entrée du Tribe.

– Crois-tu qu’Esteban va être là, ce soir? demanda Nadine à son inséparable moitié.

– Je ne sais pas, je ne l’ai pas vu de la semaine.

– Ah! le beau Esteban! parodia Mélissa.

Rougissant légèrement, Nadine frappa amicalement Mélissa dans le ventre.

– Esteban? demanda Caroline en fronçant les sourcils.

– C’est mon cousin qui vient du Guatemala, comme moi, répondit Maria, un sourire tendre aux lèvres. Il vit près de chez moi et fait capoter Nadine.

– Quand même, les filles! Le gars qui ne fera pas capoter Nadine n’est pas encore né, plaisanta Mélissa.

Caroline rit légèrement. Désormais, elle se sentait étonnamment à l’aise avec ses trois amies. Évidemment, elle ne leur dévoilerait jamais son secret! Cela les terrifierait et elle se retrouverait de nouveau seule dans ce territoire hostile et effrayant qu’était sa vie de solitude. Cependant, elle prenait plaisir à s’imaginer une jeune fille normale et en santé même si elle trouvait que tout cela relevait de la science-fiction. Les fous ne finissaient-ils pas tous leurs jours dans un hôpital psychiatrique? Caroline était persuadée que tel était le sort qui lui serait réservé si quiconque découvrait ses tendances autodestructrices. Elle chassa ces pensées de sa tête et tenta de se concentrer sur le moment présent, sur ses amies qui, pour l’instant, appréciaient sa compagnie.

– Vos cartes d’identité, je vous prie, demanda l’un des deux jeunes hommes costauds à la porte d’entrée.

– Salut, Étienne!

– Oh! Salut, Maria! Bon, j’imagine qu’il faut que l’on vous laisse passer encore une fois, se résigna-t-il. Tu sais, un jour, on va perdre notre emploi à cause de Nadine et toi!

– Merci, Ti-tienne! T’es adorable!

– Est-ce qu’il aurait un faible pour toi, par hasard? demanda Caroline à Maria pendant qu’elles se frayaient un chemin dans la foule.

– Oui, et j’avoue que je n’agis pas nécessairement en bonne petite fille dans cette affaire-là. Disons, que je profite de ce fait pour obtenir certains privilèges… Un jour, je lui remettrai la pareille.

Maria fit un clin d’œil complice à Caroline.

À l’intérieur régnait un mélange insolite de chaos ordonné et d’ordre chaotique. Véritable fourmilière grouillant de gens en quête d’émotions fortes et de conquêtes éphémères, la discothèque était particulièrement bondée ce soir-là. Les effets lumineux, tels que les lasers et les stroboscopes, se mêlaient harmonieusement à la musique pour créer un environnement surréaliste et hypnotique. L’endroit permettait aux gens d’oublier leurs soucis, de se laisser vibrer au rythme effréné de la musique. Dans ce lieu, on oubliait les distances personnelles et intimes. Parfois, après l’absorption de certaines substances illicites, le contact devenait une obsession. Tensions sexuelles flottaient dans l’air et contribuaient à l’abolition des tabous du monde extérieur. Les gens dansaient sensuellement, corps collés l’un contre l’autre, nonobstant qu’ils se connaissent ou non.

Caroline observait cette scène de délire où toutes les règles étaient abolies. Tout ceci allait à l’encontre de ce qu’on lui avait appris : se conformer, se tenir tranquille, réprimer ses pulsions sexuelles. Une voix intérieure lui criait qu’elle enfreignait les règles, qu’elle ne devrait pas être à cet endroit. Sa mère serait furieuse si elle apprenait où elle avait réellement passé sa soirée ; Caroline avait prétendu que Mélissa, Nadine, Maria et elle allaient regarder un film au cinéma. D’autre part, une toute petite voix lui murmurait aussi d’en profiter, de se faire plaisir, qu’elle le méritait bien. Caroline soupira. Ne connaîtrait-elle jamais la paix?

– Allez, viens Caro!

Mélissa lui prit la main et l’entraîna parmi la masse de personnes. Bien qu’elle manquât de confiance en elle-même, Caroline s’efforça de reproduire les mouvements sensuels de ses copines qui avaient plus d’expérience qu’elle dans ce genre d’activité. Puis, peu à peu, Caroline prit un air déterminé et sa danse se personnalisa. La musique la pénétrait, lui insufflant une nouvelle vie. Une flamme brûlait en elle et l’ambiance l’intensifiait. Ses sens s’éveillaient, prenant conscience du monde qui l’entourait. La vitalité qui dormait en elle depuis des années, la fougue qu’elle étouffait, ces forces qu’elle ne connaissait pas s’animaient en elle. Après une longue et sombre nuit, l’aube et l’espoir se montraient le bout du nez. L’adolescente ne s’était jamais sentie aussi vivante. Sa danse lascive attirait des regards, mais rien ne la dérangeait. Pour une fois, son corps et son esprit se fusionnaient. La musique l’emportait et elle dansait. La Terre s’était arrêtée de tourner et Caroline oublia les cicatrices qui marquaient ses bras, elle oublia son secret qui lui empoisonnait l’existence tout en étant le remède à tous ses maux, elle s’oublia.

Lorsque son corps n’en put plus, Caroline se retira du plancher de danse et s’assit à une table à l’écart. Ses trois amies vinrent la rejoindre.

– Un seul mot : WOW! Où as-tu appris à danser comme ça?

– Qu’est-ce qui t’est arrivé? Tu semblais complètement partie!

– C’est incroyable! Tu aurais dû te voir aller!

Ses camarades parlaient toutes en même temps à une vitesse démesurée. Caroline n’entendit pas un seul mot de ce qu’elles lui disaient. Elle était elle-même dépassée par les événements. Que s’était-il donc passé sur le plancher de danse? Que lui était-il arrivé? Elle n’avait jamais rien connu de la sorte. Si elle avait pris à boire avant d’aller danser, elle aurait soupçonné quelqu’un de l’avoir droguée, mais elle n’avait rien bu depuis l’heure du souper. C’était une expérience extrêmement troublante, mais combien exaltante. Caroline ne savait quoi en penser. Elle aurait dit qu’elle s’était mise à dégager une sorte… d’énergie positive. Non, c’était fou de penser ainsi. Tout ce qu’elle faisait ou presque lui attirait des représailles de sa mère, elle était une mauvaise amie et elle se coupait! C’était tout dire! Pourtant… Y aurait-il quelque chose de bien en elle? Elle avait un côté lugubre, horrible, fou, qu’elle masquait habilement en public. Avait-elle aussi un côté pur et magnifique comme ce qui venait de se produire? Était-ce possible?

Soudain, elle réalisa que ses amies s’étaient tues. Elle leva les yeux et tout s’écroula. C’était le garçon de l’agora, celui qui s’était moqué d’elle et avec raison! Il ne semblait pas la reconnaître. Heureusement, l’éclairage de la discothèque cachait le visage livide de Caroline. Il lui adressa ces paroles :

– Pardon, veux-tu danser avec moi?

Toutes pensées à propos de ce qui s’était produit sombrèrent dans l’oubli. Elles furent noyées par le torrent d’émotions qui menaçaient d’emporter la jeune fille. D’un côté, ce garçon l’avait humiliée. D’autre part, elle ne pouvait refuser et faire honte à ses amies en déclinant l’invitation d’un garçon comme celui-là.

– Je… eum… non, enfin, oui, mais…

C’est ainsi que les symptômes firent leur apparition. Après un moment de lucidité incroyable, c’était complètement l’opposé qui se produisait. Le son de la musique et la voix des gens qui l’entouraient s’éloignèrent. Son cerveau et ses idées s’embrumaient. Tout ressemblait maintenant à un rêve. C’était une scène lointaine sur laquelle elle n’avait qu’un seul et unique pouvoir.

– Excusez-moi, dit-elle à ses amies et au garçon.

Elle se leva, s’empara de sa bourse et se dirigea à toute vitesse vers les toilettes. Elle bouscula plusieurs personnes sur le plancher de danse, bafouillant quelques excuses absurdes. Rien n’importait. Elle devait tout simplement se rendre aux toilettes avant qu’il ne soit trop tard.
Elle entra dans la salle de toilettes et s’enferma dans l’un des cabinets. Elle ouvrit sa bourse et saisit la petite paire de ciseaux qu’elle dissimulait sous une épaisse couche de factures et de mouchoirs. Comme c’était le cas en ce moment, il se pouvait qu’elle ait besoin de se soulager à l’extérieur de la maison. Toutefois, bien que la jeune fille se trouvât dans un état second, elle savait pertinemment qu’elle risquait d’être découverte. Ainsi, elle se coupa dans la main gauche. Ce n’était qu’une petite coupure, peu profonde, mais la douleur fut assez intense pour la reconnecter à son corps. Le calme habituel qui suivait ces gestes assouvit le besoin de l’adolescente. La jeune fille s’effondra sur le plancher. Elle fixa sa main sanglante, le regard vide. Tout ce qui s’était passé en début de soirée sur le plancher de danse n’avait été qu’illusion. Il n’y avait pas eu d’aube d’un jour meilleur. Ce n’était que la suite de cette éternelle noirceur.

En d’autres circonstances, Caroline eut probablement pleuré. Cependant, elle ne pouvait se permettre ce luxe présentement. Sa coupure avait en quelque sorte nettoyé son âme, emportant avec elle toute émotion, ne laissant derrière que le calme et le vide.
Tout à coup, elle fut consciente que des gens entraient dans la salle de bains. En un éclair, ses ciseaux disparurent dans son sac à main.

– Caro? demanda Maria.

Ses amies poussèrent la porte du cabinet qu’elle n’avait pas pris la peine de verrouiller. Mélissa, Nadine et Maria apparurent, leur visage empreint d’anxiété et de crainte pour leur amie. Nadine grimaça en voyant la main ensanglantée de Caroline et Maria se jeta au sol.

– Mon Dieu! Caro! Qu’est-ce qui s’est passé? Voyons, parle-nous! Ça va?

– Je… je suis tombée… J’ai eu un malaise. Je veux retourner chez moi.

Ses amies acquiescèrent, mais insistèrent avant tout de nettoyer sa plaie et d’apposer un pansement stérile afin de la tenir fermée.

Quand elles eurent terminé, elles reconduisirent Caroline à son domicile. Les trois camarades de Caroline voulurent demeurer avec elle, mais Caroline les convainquit qu’elle serait en sécurité et qu’elle ne désirait que dormir. À contrecœur, Mélissa, Nadine et Maria s’en retournèrent à leur propre demeure, chacune d’elle rongée par l’inquiétude et les remords.

11/26/2006

I shall end it, I promise!

Mea culpa à tous et à toutes.

Stigmates. Je vous ai tous laissé languir alors que Caroline s'apprêtait à sortir dans une discothèque avec ses amies.

Bonne nouvelle, alors! Je vais publier les derniers chapitres de Stigmates d'ici quelques semaines! Dès demain, vous pourrez lire la suite avec le chapitre 7!

En attendant, pour vous rafraîchir la mémoire vous pouvez lire les chapitres précédents ainsi que deux ou trois messages reliés à Stigmates ici: cliquez-moi. Les chapitres sont en ordre croissant à partir du bas de la page.

Bonne relecture et bonne lecture demain!

~Marc

Bleh

Comme l'écrivait si bien Safarir il y a plusieurs années:

Fuck. Shit. Frustration
Fuck. Shit. Incompréhension.

Vous en faites pas trop, ça va.

~Marc

Addition à la famille



On a un nouveau membre dans la famille! Je vous présente Maya!

Mon frère Benoit et sa copine Nathalie l'ont trouvée dans le bois ce matin. Elle mourait de faim, était toute mouillée et grelotait de tout son corps. Ils nous l'ont apportée puisqu'ils ne peuvent pas la garder. On lui a donné de la bouffe et une litière et on l'a placée en haut, tandis que Cannelle reste au sous-sol et au rez-de-chaussée. Cannelle est venue la voir, mais elle (Cannelle) a eu peur et s'est sauvée. Elle est retournée une deuxième fois, mais elle était encore stressée. Heureusement, Cannelle ne semble pas *trop* traumatisée.

Demain, Éric va emmener Maya chez le vétérinaire pour un petit check-up de routine et on va prendre rendez-vous pour l'Opération et pour faire dégriffer ses pattes de devant.

Oh là là! Quelle journée! Et moi qui voulais faire des devoirs...

~Marc

11/16/2006

Remarque impertinente

Il pleut beaucoup ces jours-ci.

~Marc
(M. Perspicacité)

11/15/2006

Que c'est beau, c'est beau la Viiiiiiie!

Oh là là! C'est TROP MIGNON!

Ça fait du bien de voir de jolies photos comme celles-là. Ça nous rappelle combien la vie est tout à fait magnifique!

~Marc

11/08/2006

M. Tête-en-l'Air

Décidément, j'ai la tête ailleurs!

Il y a quelques semaines, je parlais à mon superviseur de recherche. Je lui dis: «Oh! Demain (mercredi), je n'ai qu'un seul le cours, le matin à 10h, alors je pourrai venir au laboratoire vers 12h15.» J'arrive chez moi et ma mère me demande: «À quelle heure te lèves-tu demain matin?» «Je me lève à 7h30 puisque je commence à 10h.» Le lendemain, mon radio-réveil me tire de ma torpeur nocture à 7h30. Je mets le pied par terre et VLAN! Ça me frappe: «Mais qu'est-ce que je fais là? Mon cours n'est pas à 10h, mais à 8h30!» Oh là là! Vite! Vite! Normalement, je me lève à 6h25 lorsque mon cours commence à 8h30! J'enfile mes vêtements, je fais mon lit, je brosse mes dents et ZOUM! Je sors prendre l'autobus. Finalement, j'arrive à mon cours à 8h35, après m'avoir acheté un muffin au Centre Rideau.

Je reviens chez moi le soir et je raconte à ma mère comment j'étais convaincu que mon cours était à 10h le mercredi matin. C'est vraiment étonnant, puisque ça faisait déjà 6 semaines que l'école était commencée et je connaissais pourtant très bien horaire. Puis ma mère s'exclame soudainement: «T'étais en retard... et t'as quand même pris le temps de faire ton lit!» Que voulez-vous? C'est le genre de gars que je suis: j'ai beau être en retard, je ne peux tout simplement pas laisser mon lit tout défait! :p

Autre mésaventure. Je suis présentement mes cours de conduite sur la route. Ils traînent depuis le mois de janvier, mais c'est juste parce que j'ai dû arrêter pendant l'été, alors que je suis allé travailler à Sherbrooke. Bref, j'avais un rendez-vous cet après-midi pour ma 10e leçon sur la route. C'était à 15h. Ça faisait des semaines que je savais que mon cours était à 15h. C'était même écrit sur mon calendrier électronique sur mon portable. Alors, je me présente à l'école de conduite à 15h. La réceptionniste me dit:
«Tu sais que t'es 1 heure en retard?»
«Euh... 1 heure en retard? Mais il est 15h, non? Je suis juste à temps!»
«Non, ton cours était à 14h. Regarde dans le livre de rendez-vous.»
Ah ben! P'tit Jésus pas d'culottes! Je sors ma petite carte de rendez-vous que j'utilise pour noter mes rendez-vous à la main. Je regarde: 14h. Mais j'ai écrit 15h dans mon ordi. Et ça fait des semaines que je crois que c'est à 15h.

Donc, mon nouveau surnom est M. Tête-en-l'Air.

J'espère juste ne pas me tromper de maison, un soir en revenant de l'école. Ça pourrait être assez embarrassant!

~Tête-en-l'Air

11/03/2006

Gone to Ivalice, back much later


J'ai dû me rendre d'urgence dans le monde d'Ivalice, que vous apercevez ci-dessus. Je reviendrai plus tard... beaucoup plus tard...

:p

~Marc